NOTES































































































Demain

Ou je ne finis jamais rien.


Le sol est poussiéreux. Cela fait des jours que je me dis que je dois faire quelque chose. Chaque jour je me dit que je le ferai  demain, donc aujourd’hui. Je me décide, enfin un lendemain à prendre le balai. Je me mets à balayer et soudain la poussière qui monte dans la pièce me plonge dans un nuage de pensée. Je pose le balai un moment pour m’asseoir à mon bureau et écrire quelques lignes qui traversent mon esprit, avant de disparaître au bout de mes doigts. Au milieu d’une phrase, j’ai la sensation que boire du café pourrait prolonger cet élan d’inspiration. Je me lève pour mettre une cafetière sur le feu. Une fois prête, je m’en verse une tasse que je laisse refroidir en lisant quelques pages de ce livre que je finirai demain.  Hier dejà je me disais la même chose. J’ai à présent oublié le fil de ma pensée et l’écriture est reportée à plus tard. 


16.06.2020

La photographie est un sublime mensonge. Elle raconte ce que l’on veut bien voir. Elle racontre ce qu’on ne voit pas.

Elle comporte en elle autant d’informations non visibles que celles qui sont visibles. Si parfois nous avons du mal a exprimer ce que l’on voit ou ce qu’elle nous évoque, c’est peut être parce que la source de cette émotion est intangible, immatérielle. Elle est à l’intersection de notre connaissance et de notre expérience du monde.

C’est émouvant de voir qu’en 2020, grâce au téléphone et à certaines applications tout le monde aurait éventuellement la possibilité d’utiliser ce langage non verbal, non écrit, non linéaire et accéder a des formes d’expression qui reflètent l’émotion plutôt que la pensée. La photographie permet cela.

La production de cette émotion devient cependant  sujette aux algorithmes comme la plupart des données qui transitent par internet, mais il s’agit en même temps d’une merveilleuse fenêtre vers la liberté.









































6.6.2020

Le projet qui bug depuis 2015.


MAI 2020


UPS AND DOWNS

Comment ca va ?

UP UP

DOWN DOWN

UP UP

DOWN DOWN

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DOWN

DOWN

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DOWN

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DOWN

DOWN

DOWN

5.4.2020

Le Mail qui m’a brisé le coeur :

“ Initialement prévue du 28 mai au 28 juin 2020, la Biennale de Dakar est reportée à une date ultérieure. Exprimant son regret dans une note adressée aux artistes, partenaires et amis de la Biennale de Dakar, M. Abdoulaye DIOP Ministre de la Culture et de la Communication a justifié le report de cette édition par la nécessité de répondre aux mesures préventives de lutte contre le coranavirus . Aujourd’hui, toute l’attention est portée sur l’urgence d’éradiquer cette pandémie par les stratégies les plus efficaces dans le but de préserver la santé des populations et des acteurs concernés par la Biennale de Dakar.”



1.4.2020

Je tombe par hasard sur une interview de Harry Gruyaert sur la radio France Culture.
Il dit “je ne suis pas un artiste, je suis un photographe”.
“Je ne suis pas un photographe de concept, je suis attiré par des endroits et apres des années je me dit peut etre ca fait un sens.”
“je ne sais jamais ce que je vais faire. c’est un truc très intuitif et tres physique”. Il a dit truc.



31.12.2019

The reason why we dance.









12.11.2019

J’ai reçu aujourd’hui un email de la biennale de dakar m’annonçant que je suis séléctionnée pour l’exposition internationale.
Je suis émue.
Merci Dakar. Tu ne peux pas savoir comme je suie heureuse de te retrouver.





Octobre 2019

Extrait de Everything is temporary


La photographie m'ennuie. Je ne peux plus aller sur des galeries et faire passer des photos a l'infini. J'ai besoin de plus d'exitation, qu'elles me sortent de leur realisme ou meme de leur imaginaire de surface ou de leurs surfaces brillantes ou mates, de leur papier, des grandss et petits formats. La photographie m'ennuie et surtout la mienne. J'ai hate de la ranger dans ce livre, de la classer dans les archives, l'imprimer, la distribuer et passer à autre chose. Elle me hante, elle vient me voir la nuit quand je dors, elle me raconte des histoires que je ne veux plus entendre, elle m'indique des lieux où je ne veux plus aller et me montre des gens qui ne sont plus la. La photographie m'ennuie terriblement, elle m'agace, elle me colle à la peau. Je continue d'en faire meme quand je n'en ai pas envie. Je fais des photos de tout et de rien. J'accumule des traces de decors et de gens comme si ca allait changer quelque chose. Quand je revois les photos j'ai envie d'en faire des tirages mais pour quoi faire, pour quels murs ? reste t il des murs ? et ceux qui n'en on pas ?
Ca m'ennuie de dire ca mais je m'ennuie de la photographie. La photographie me manque.  





20.09.2019

Who is the audience
solo show
@La conserverie
28.08-30.09


CANCELLED

La Conserverie, the place where I was suppose to show, collapsed this summer.I was there when it happened. I can say that I saw the physicality of the end of my project in the space, if this sentence makes any sense.

La conserverie is a old factory of metal cans that probably exists for at least 30 years but I have no clue when it was built. This is only speculation.

It’s located in the former industrial area of Marrakech and was abondonned for many years until its reactivation as a cultural friche few years ago. A place that hosts residences, cultural events and exhibitions.

In any way, I was there the day it happened. The collapse. With Lamia and Lina we went scouting what we call the hangar, take pictures of the space and list the things to be done before starting to build my installation. The Hangar is one of the 4 buildings of the site. Actually, there are five, because the central one is used as offices. The other ones are used as workshops and one art gallery.

We said hi to the workers and the guys from the workshop who were busy operating a complicated move to get the giant mecanical camel that has been built for the parade of Marrakech, out of the workshop.The camel is so big that it can't go out from the doorway.
For some reasons, the person responsible for the building site, gave the order to withdraw the metal beams that holds about 1000 sq/m or concrete ceinling to get this camel out of the house. Well... I guess they could have been other options, also the workers didn't seem very convinced by the idea but they had to do so.

We were inside the Hanger when we heard a big, lound explosion like sound. It took us few seconds to understand when running out of the hangar, what have just happened. A thick cloud of dust rose before our eyes after the ceilings of the two main buildings collapsed preventing us from seeing the scope of the damages.

Since it's the first time witnessing such a chaos, it took again few additional seconds to our brains to get the information, analyze it and send an order. Check on the guys that were inside the builing, call police, call ambulance, what's the emergency number ? panic ! No one is ready for that, not me, not that day.
So we start dialing every two digit numbers from 12 to 19. The 4or 5 workers were all fine, 2 injured, not seriously but under emotional chock.

There was a group of 4 chineese guys, probably responsible to make the giant mechanical camel work. As well chocked.
Us , chocked.

Everyone turning around in circles, not nowing what to do, who to call.

Ambulance and police arrived after 40 minutes.

Conversation between them and the guy who's supposed to be the producer, a moment of total flowtting, hesitation, uncertainty.

The galerist arrived as well.I've  never seen that look of despair on someones face when he sees his galery under a mountain of rubbles. I don’t know what to say. Small chat... and we decide that we have to leave the place. We make sure we didn't forget anything behind us because we know we won't be able to access the place after that.

I think my show is cancelled. Of course, it’s cancelled !
No need to discuss that. In any case I have no contact person to talk to.I have no proper interlocutor to that project. Everything was set informally whith a handshake. I was excited, things can be so easy sometimes when you live and work in a country like this, until this happened and noone know how to handle it.
Who is responsible of such a mess in a system that tolerate mess as order.

Who is responsible for the loss, for the building, the galery, safety, and security of people that work there.
We all are by accepting to live and work here. But there should be someone somewhere that said it’s ok to let people work in a non safe place. It’s ok to give power to a guy that risks other people’s lifes. It’s ok to tolerate corruption and non professional methods of work. He probably thought that the most important is the giant Camel making his way through the stunned crowd of marrakech, giving them a little piece of dream, a suspended moment of grace.

Halleluhia

Hamdoulilah




10.09.2019

Happy Birthday Esav